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Avertissement

Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.

Ce parcours présente des principes communs et des exemples datés, tirés des textes de plusieurs pays et à jour en octobre 2026. Il ne remplace ni la lecture du texte en vigueur dans ton pays, ni l'avis du comptable public, du service de tutelle ou d'un juriste avant une décision qui engage les finances de ta collectivité.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.018 min

Ce que dit le budget d'une commune

Parcours 86 : Finances locales : le budget et les comptes d'une commune · Spécialisation

Objectif de la leçon

Comprendre ce qu'est un budget communal, distinguer ses deux sections et faire connaissance avec Kofila, la commune fictive du parcours.

La leçon, diapositive par diapositive

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Objectif de la leçon

  • Comprendre à quoi sert le budget d'une commune
  • Distinguer fonctionnement et investissement
  • Faire connaissance avec Kofila, la commune du parcours
Voix off

Bienvenue dans ce parcours sur le budget et les comptes d'une commune. Pendant six modules, tu vas suivre une année complète de la vie financière d'une mairie : la préparation du budget, le vote, les dépenses et les recettes, les comptes de fin d'année, la recherche de nouvelles recettes et le contrôle. Dans cette première leçon, on pose les bases. Tu vas voir ce qu'est exactement un budget communal, pourquoi il est coupé en deux sections, et tu vas rencontrer Kofila, une commune fictive qui nous servira d'exemple du début à la fin.

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Prévoir et autoriser

  • Le budget prévoit les recettes et les dépenses de l'année
  • Il autorise le maire à les exécuter
  • Sans budget, pas de dépense régulière
Voix off

Un budget communal fait deux choses à la fois. Il prévoit : combien la commune pense encaisser et combien elle pense dépenser pendant l'année. Et il autorise : une fois voté par le conseil, il donne au maire le droit d'exécuter ces recettes et ces dépenses, dans les limites fixées. La loi marocaine sur les communes le définit justement comme l'acte qui prévoit et autorise les ressources et les charges de l'année. Au Cameroun, le code des collectivités de 2019 précise qu'aucune recette ne peut être émise, ni aucune dépense engagée, sans avoir été prévue et autorisée par le budget. Le budget n'est donc pas un simple tableau : c'est une autorisation.

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Une année, et beaucoup de mois autour

  • L'année budgétaire : du 1er janvier au 31 décembre dans la plupart des pays
  • La préparation commence plusieurs mois avant
  • Les comptes se clôturent après la fin de l'année
Voix off

Le budget vaut pour une année. Dans la plupart des pays francophones, cette année va du premier janvier au trente et un décembre ; c'est le cas au Maroc, où la loi le dit en toutes lettres. Mais le travail budgétaire déborde largement de ces douze mois. La préparation commence souvent à la fin de l'été de l'année précédente. Et après le trente et un décembre, il faut encore arrêter les comptes, les présenter et les faire approuver, ce qui prend plusieurs mois. À un moment donné, un service financier travaille donc sur trois années à la fois : celle qui se clôture, celle qui s'exécute et celle qui se prépare.

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Deux sections

  • Fonctionnement : ce qui revient chaque année
  • Investissement : ce qui change le patrimoine
  • Chaque section a ses recettes et ses dépenses
Voix off

Le budget est coupé en deux sections. Le fonctionnement regroupe ce qui revient chaque année : les salaires, l'électricité, le carburant, l'entretien, et du côté des recettes, les impôts locaux, les droits de marché ou les dotations courantes de l'État. L'investissement regroupe ce qui modifie le patrimoine de la commune : construire une école, creuser un forage, acheter un camion, rembourser le capital d'un emprunt. Le code camerounais des collectivités de 2019 dit exactement cela. Au Maroc, on parle de première partie pour le fonctionnement et de deuxième partie pour l'équipement. Les mots changent, la logique reste la même.

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Ce qui entre, ce qui sort

  • Recettes : impôts locaux, droits et redevances, dotations
  • Dépenses : salaires, services, entretien, travaux
  • L'excédent de fonctionnement finance l'investissement
Voix off

Regardons ce qui circule dans chaque section. En recettes, une commune reçoit des impôts locaux ou des parts d'impôts de l'État, des droits et redevances, par exemple pour une place au marché ou un acte d'état civil, et des transferts de l'État ou d'un fonds national. En dépenses, elle paie ses agents, ses services, l'entretien de ses bâtiments et ses travaux. Une règle simple relie les deux sections : quand le fonctionnement dégage un excédent, il part vers l'investissement. C'est l'épargne de la commune. Une commune qui n'épargne rien sur son fonctionnement dépend entièrement des autres pour construire.

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Kofila, la commune du parcours

  • 42 000 habitants, un chef-lieu et 11 villages
  • Un grand marché, une gare routière, 46 agents
  • Un budget de l'ordre de 2 milliards d'unités
  • Montants en millions, dans une devise neutre
Voix off

Voici Kofila. C'est une commune fictive de quarante-deux mille habitants, avec un chef-lieu et onze villages. Elle a un marché quotidien, un grand marché hebdomadaire, une gare routière et quarante-six agents. Son budget tourne autour de deux milliards d'unités. On parle d'unités et non de francs, de dirhams ou de dollars, pour que tu puisses transposer les exemples dans ta propre devise. Kofila n'appartient à aucun pays précis : à chaque étape, on comparera ce qu'elle devrait faire selon les règles de plusieurs pays. Tu vas préparer son budget, suivre son exécution, établir ses comptes et chercher de nouvelles recettes.

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L'affaire de tout le monde

  • Les habitants paient et attendent des services
  • Les élus décident et rendent compte
  • Les agents exécutent et justifient
Voix off

Le budget n'est pas seulement l'affaire du service financier. Les habitants paient des impôts, des droits et des taxes, et attendent en retour de l'eau, des écoles, un marché propre, une route praticable. Les élus décident de ce qu'on fait de l'argent, puis doivent expliquer ce qu'ils en ont fait. Les agents exécutent ces décisions et doivent pouvoir justifier chaque dépense, pièce à l'appui. Quand l'un de ces trois maillons lâche, la confiance disparaît, les gens paient moins et la commune s'appauvrit. Garde cette chaîne en tête : tout ce parcours vise à la rendre solide.

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À retenir

  • Le budget prévoit et autorise pour une année
  • Fonctionnement d'un côté, investissement de l'autre
  • L'épargne de fonctionnement finance les projets
Voix off

Retiens trois idées. Le budget prévoit et autorise : sans lui, la commune ne peut ni encaisser ni dépenser régulièrement. Il comprend deux sections, le fonctionnement qui revient chaque année et l'investissement qui transforme le patrimoine. Et l'excédent du fonctionnement est l'épargne qui permet de construire sans tout attendre de l'État ou des partenaires. Pour t'entraîner, cherche le dernier budget voté de ta commune ou d'une commune proche, et repère ses deux sections. Dans la prochaine leçon, tu vas voir les règles que tout budget public doit respecter.

À retenir

  • Le budget prévoit et autorise, pour une année, toutes les recettes et toutes les dépenses de la commune.
  • Il se divise en deux sections : le fonctionnement, qui revient chaque année, et l'investissement, qui change le patrimoine.
  • Sans budget voté et rendu exécutoire, aucune dépense ni aucune recette ne peut être exécutée régulièrement.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.