Les montages de ce parcours se font en très basse tension, avec le 5 V d'une carte Arduino ou des piles. Les installations citées en exemple (pompe, chambre froide, gâche, feux, bus) sont aussi reliées au secteur ou à des batteries de puissance : toute intervention sur ces parties revient à un électricien habilité, et ce parcours ne qualifie pas pour la faire.
Simplifier une fonction de trois ou quatre variables avec un tableau de Karnaugh, en utilisant les cases indifférentes.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Construire un tableau de 3 et de 4 variables
Faire les bons regroupements
Utiliser les cases indifférentes
Lire l'équation simplifiée
Voix off
Avec l'algèbre, tu cherches des factorisations sans savoir si tu as trouvé la plus courte. Le tableau de Karnaugh règle ce problème pour trois ou quatre variables. C'est une autre façon de dessiner la table de vérité, rangée de telle sorte que les simplifications sautent aux yeux : au lieu de calculer, tu entoures des paquets de 1. Maurice Karnaugh l'a proposé en 1953, en améliorant un diagramme présenté un an plus tôt par Edward Veitch. Tu vas construire des tableaux de trois et quatre variables, faire les bons regroupements et utiliser les cases indifférentes, jusqu'à un cas réel : la commande d'un segment d'afficheur.
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Construire le tableau
3 variables : 2 lignes et 4 colonnes
4 variables : 4 lignes et 4 colonnes
Ordre des lignes et des colonnes : 00, 01, 11, 10
Chaque case reçoit la sortie d'une ligne de la table
Voix off
Pour trois variables, le tableau a deux lignes pour A et quatre colonnes pour B et C. Pour quatre variables, quatre lignes pour A et B, quatre colonnes pour C et D. Le point essentiel est l'ordre des lignes et des colonnes : 00, 01, 11, 10. C'est le code de Gray du module 1. Grâce à lui, deux cases voisines ne diffèrent que par une seule variable. Chaque case correspond à une ligne de la table de vérité : tu y recopies simplement la valeur de la sortie. Attention à ne pas mettre 10 avant 11 : c'est l'erreur la plus fréquente.
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Les règles des regroupements
Paquets rectangulaires de 1, 2, 4, 8 ou 16 cases
Les plus grands possible, le moins possible
Chaque 1 couvert au moins une fois, aucun 0 entouré
Les bords opposés se touchent, les quatre coins aussi
Voix off
Ensuite, tu entoures les 1 par paquets rectangulaires. Un paquet contient une, deux, quatre, huit ou seize cases, jamais trois ou six. Fais des paquets les plus grands possible, et le moins de paquets possible. Chaque 1 doit être couvert au moins une fois, et un 1 peut appartenir à plusieurs paquets si cela agrandit un regroupement. Aucun 0 ne doit être entouré. Enfin, le tableau se replie sur lui-même : la colonne de gauche touche celle de droite, la ligne du haut touche celle du bas, et les quatre coins forment un paquet possible.
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Lire un regroupement
Une variable qui change dans le paquet disparaît
Une variable constante reste, barrée si elle vaut 0
Paquet de 2 : une variable en moins ; de 4 : deux en moins
Un paquet donne un produit de l'équation finale
Voix off
Comment lire un paquet ? Regarde chaque variable. Si elle change de valeur à l'intérieur du paquet, elle disparaît. Si elle garde la même valeur, elle reste : telle quelle si elle vaut 1, barrée si elle vaut 0. Un paquet de deux cases fait disparaître une variable, un paquet de quatre en fait disparaître deux, un paquet de huit en fait disparaître trois. Chaque paquet donne un produit, et l'équation simplifiée est la somme de ces produits. Pour le vote majoritaire, tu trouves trois paquets de deux cases, et donc directement A et B, ou B et C, ou A et C.
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Les cases indifférentes
X : combinaison impossible ou sans importance
On l'inclut dans un paquet seulement s'il grandit
Les X n'ont pas besoin d'être couverts
Exemple : les codes 1010 à 1111 d'une entrée BCD
Voix off
Les cases indifférentes, notées X, sont celles des combinaisons impossibles ou sans importance. Dans le tableau, tu as le droit de les compter comme des 1 quand cela agrandit un paquet, et de les ignorer sinon. Tu n'es jamais obligé de les couvrir. Un exemple classique : un circuit qui reçoit un chiffre en BCD sur quatre bits. Les codes de 1010 à 1111 n'arrivent jamais, ce qui fait six cases X sur seize. Bien utilisées, elles réduisent souvent beaucoup le nombre de portes. Note quand même, dans ton dossier, ce que fera le circuit si l'une de ces combinaisons arrive par erreur.
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Un cas réel : le segment a
Afficheur 7 segments, entrée BCD sur 4 bits D C B A (D poids fort)
Segment a allumé pour 0, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9 ; éteint pour 1 et 4
Codes 10 à 15 : X
Résultat : a = D + B + C.A + /C./A
Voix off
Voici un cas réel : l'afficheur à sept segments d'un compteur, qui reçoit un chiffre en BCD sur quatre bits, D étant le poids fort et A le poids faible. Le segment a, la barre du haut, doit s'allumer pour les chiffres 0, 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9, et rester éteint pour 1 et 4. Les codes 10 à 15 sont des X. Grâce aux X, le tableau donne quatre paquets : huit cases pour D, huit pour B, quatre pour C et A, et les quatre coins pour non C et non A. L'équation tient en une ligne : a égale D ou B ou C et A, ou non C et non A.
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Vérifier avant de câbler
Reprends chaque ligne de la table de vérité
Calcule la sortie avec ton équation simplifiée
Ou fais comparer le simulateur pour toi
Un test complet : toutes les 2ⁿ combinaisons
Voix off
Une simplification se vérifie toujours avant de câbler. Reprends ta table de vérité et, pour chaque ligne, calcule la sortie avec l'équation simplifiée. Elle doit donner la même valeur partout, sauf sur les X, où elle peut donner ce qu'elle veut. Le simulateur Digital sait générer un circuit à partir d'une table de vérité, en la minimisant, et lancer des cas de test automatiques. Mais fais au moins une fois la vérification à la main : c'est là que tu repères une colonne rangée dans le mauvais ordre ou un paquet de trois cases.
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À retenir
Ordre de Gray : 00, 01, 11, 10
Paquets de 1, 2, 4, 8 cases, les plus grands possible
Les bords et les coins se touchent
Les X aident, sans obligation
Voix off
La méthode se déroule toujours de la même façon. Range les lignes et les colonnes dans l'ordre 00, 01, 11, 10. Entoure les 1 par paquets de une, deux, quatre ou huit cases, les plus grands possible, en pensant aux bords et aux coins. Utilise les X quand ils agrandissent un paquet. Lis chaque paquet en gardant les variables qui ne changent pas. Au-delà de quatre variables, le tableau devient vite difficile à lire, et on passe à des méthodes automatiques comme celle de Quine-McCluskey. Dans le lab de ce module, tu vas appliquer toute la chaîne à l'alarme d'un local technique.
À retenir
Les lignes et les colonnes sont rangées en code de Gray : deux cases voisines ne diffèrent que d'une variable.
On regroupe les 1 par paquets rectangulaires de 1, 2, 4 ou 8 cases, les plus grands possible, bords compris.
Les cases X peuvent entrer dans un paquet si elles l'agrandissent, sans obligation de les couvrir.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant des fabricants de circuits intégrés et de cartes cités (Texas Instruments, Microchip, NXP, Arduino) et des auteurs des simulateurs utilisés (Logisim-evolution et Digital, logiciels libres) : il n'est affilié à aucun d'eux et le Certificat Elprofessor n'est délivré au nom d'aucun d'eux.