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Avertissement

Les règles de droit citées (OHADA, France, Québec) servent à comprendre le fonctionnement des organisations ; avant une décision réelle, vérifie le texte en vigueur dans ton pays ou demande conseil à un juriste ou à un expert-comptable. Les organisations et les chiffres des exemples sont fictifs, sauf quand une source officielle est citée.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.028 min

Pourquoi l'organisation existe : sa finalité

Parcours 173 : Économie d'entreprise : comprendre comment une entreprise fonctionne · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Distinguer les organisations selon leur finalité : faire un bénéfice pour leurs propriétaires, servir leurs membres, servir l'intérêt général ou défendre une cause.

La leçon, diapositive par diapositive

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Objectif de la leçon

  • Trouver la finalité d'une organisation
  • Distinguer lucratif, coopératif, non lucratif et public
  • Voir comment la finalité oriente les décisions
Voix off

Deux organisations peuvent faire exactement le même travail et ne pas exister pour la même raison. Une boulangerie privée et une boulangerie gérée par une association d'insertion vendent toutes les deux du pain. Mais la première doit rapporter de l'argent à son propriétaire, et la seconde cherche surtout à donner un emploi à des jeunes sortis de l'école sans diplôme. C'est ce qu'on appelle la finalité. Tu vas apprendre à la repérer avec une question très simple. Tu verras ensuite les grandes familles d'organisations, et pourquoi la finalité pèse sur des choix très concrets, comme un prix ou un recrutement.

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Une question simple : où va l'excédent ?

  • Mariam garde ce qui reste pour vivre et investir
  • Benali verse une partie à la famille propriétaire
  • Nyèta rend une partie aux membres selon leurs livraisons
  • Boréal n'a pas encore d'excédent
Voix off

Pour trouver la finalité, demande-toi où va l'argent qui reste quand toutes les dépenses sont payées. Chez Mariam, ce qui reste sert à vivre et, quand elle peut, à acheter une nouvelle machine. Chez Transports Benali, une partie est versée chaque année aux membres de la famille qui possèdent l'entreprise. Chez Nyèta, la coopérative peut rendre une partie de l'excédent à ses membres, en proportion de ce que chacune a livré. Et chez Logiciels Boréal, il n'y a pas encore d'excédent : les investisseurs acceptent d'attendre, parce qu'ils espèrent que la société vaudra beaucoup plus dans quelques années. Quatre réponses, quatre finalités.

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Les organisations lucratives

  • But : un bénéfice pour les propriétaires
  • Condition : des clients qui paient et reviennent
  • Exemples : Benali, Boréal, l'atelier de Mariam
Voix off

Une organisation est dite lucrative quand elle cherche à dégager un bénéfice pour ceux qui l'ont financée. C'est le cas de Transports Benali, de Logiciels Boréal et de l'atelier de Mariam. Attention à une idée fausse : chercher un bénéfice ne veut pas dire ignorer les autres. Pour gagner de l'argent de façon durable, Benali doit livrer à l'heure, sinon ses clients partent chez un concurrent. Mariam doit tenir ses délais avant les fêtes, sinon le bouche-à-oreille se retourne contre elle. Le bénéfice est le but des propriétaires, mais le client reste celui qui décide, chaque jour, si l'entreprise vit ou non.

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La coopérative : servir ses membres

  • Propriété et gestion collectives, pouvoir démocratique
  • Un coopérateur, une voix, quel que soit le nombre de parts
  • Excédent : réserves et ristournes aux membres selon leur activité
  • Espace OHADA : un acte uniforme de 2010
Voix off

La coopérative a une finalité différente : elle existe pour répondre aux besoins de ses membres. L'Alliance coopérative internationale la décrit comme une association autonome de personnes volontaires, qui possèdent ensemble une entreprise et la dirigent démocratiquement. Dans les dix-sept États de l'OHADA, dont le Burkina Faso et le Cameroun, un acte uniforme de 2010 encadre les sociétés coopératives. Il prévoit que chaque coopérateur a une seule voix, quel que soit le nombre de parts qu'il possède. Chez Nyèta, la productrice qui a dix parts ne pèse pas plus en assemblée que celle qui en a une. Et les statuts peuvent prévoir des ristournes, calculées selon ce que chaque membre a apporté.

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Les organisations non lucratives

  • Associations, organisations non gouvernementales, fondations
  • Elles peuvent vendre, embaucher, dégager un excédent
  • L'excédent reste au service de la mission
Voix off

Les associations, les fondations et les organisations non gouvernementales sont dites non lucratives. Ça ne veut pas dire qu'elles n'ont pas d'argent ni de salariés. Une association de Kinshasa qui forme des jeunes à la réparation de téléphones peut vendre des réparations, payer des formateurs et terminer l'année avec un excédent. La différence, c'est que cet excédent n'est pas partagé entre ses membres. Il reste dans l'association et sert sa mission : former plus de jeunes l'année suivante, acheter du matériel. Les règles exactes changent d'un pays à l'autre, mais ce principe de non-partage se retrouve presque partout.

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Le secteur public

  • Administration : rend un service sans le vendre, financée surtout par l'impôt
  • Entreprise publique : vend un service, appartient à l'État
  • Exemples : mairie, école publique, société d'électricité ou de port
Voix off

Reste le secteur public. Il y a d'abord les administrations : une mairie, un hôpital public, une école publique. Elles rendent un service sans le vendre à son coût, et elles sont financées surtout par l'impôt. Il y a ensuite les entreprises publiques. Elles vendent un service, comme l'électricité, l'eau ou la manutention dans un port, et elles appartiennent en tout ou en partie à l'État. Leur finalité est mixte : on leur demande d'équilibrer leurs comptes, mais aussi de servir des quartiers ou des régions qui ne seraient pas rentables pour une entreprise privée. C'est souvent là que naissent les tensions entre gestionnaires et responsables politiques.

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La finalité dans les décisions de tous les jours

  • Fonds Konbit doit fixer son taux d'intérêt
  • Trop bas : il perd de l'argent et ferme
  • Trop haut : il étrangle les marchandes qu'il veut aider
  • La finalité tranche entre les options
Voix off

Prends un cas concret. Fonds Konbit doit fixer le taux d'intérêt de ses prêts. S'il prête trop bon marché, il ne couvre pas ses frais, ni les prêts qui ne seront jamais remboursés, et il finira par fermer. S'il prête trop cher, il gagne de l'argent mais il étrangle les marchandes qu'il dit vouloir aider. Si sa finalité est de maximiser le bénéfice, il ira vers le haut. Si sa finalité est d'aider durablement ces femmes, il cherchera le taux le plus bas qui lui permet de survivre. Tu vois que la finalité n'est pas une phrase pour décorer un site web. Elle tranche les décisions difficiles.

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À retenir

  • Lucrative : un bénéfice pour les propriétaires
  • Coopérative : un service aux membres, une voix chacun
  • Non lucrative : l'excédent reste à la mission
  • Publique : l'intérêt général, avec des comptes à tenir
Voix off

Tu as maintenant quatre grandes familles. L'organisation lucrative cherche un bénéfice pour ses propriétaires. La coopérative sert ses membres, qui sont à la fois propriétaires et usagers. L'organisation non lucrative garde son excédent pour sa mission. L'organisation publique sert l'intérêt général, avec ses propres contraintes. Pour classer une organisation, une seule question suffit souvent : où va l'argent qui reste ? Dans la prochaine leçon, on va plus loin. On se demande à qui appartient l'organisation, quelle forme juridique elle a prise, et qui paie quand elle ne peut plus payer ses dettes.

À retenir

  • Pour trouver la finalité, demande où va l'excédent quand il y en a un.
  • Une entreprise lucrative cherche un bénéfice pour ses associés, ce qui l'oblige d'abord à satisfaire ses clients.
  • Une coopérative sert ses membres, qui sont à la fois propriétaires et usagers, avec une voix chacun.
  • Une association ou une administration ne partage pas son excédent entre ses membres.

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