Télécharger dans QGIS les écoles, les établissements de santé et les points d'eau d'une zone à partir d'OpenStreetMap, et respecter sa licence.
La leçon, diapositive par diapositive
Diapositive 1 sur 8
Objectif de la leçon
Comprendre comment OSM décrit les objets
Télécharger écoles, santé et eau avec QuickOSM
Respecter la licence
Voix off
OpenStreetMap, qu'on abrège souvent en OSM, est une carte du monde construite par des contributeurs, comme une encyclopédie collaborative. Dans beaucoup de villes et de villages francophones, c'est la source la plus détaillée et la plus facile à obtenir sur les écoles, les centres de santé et les points d'eau. Dans cette leçon, tu vas comprendre comment OSM décrit les objets, utiliser l'extension QuickOSM pour charger ces objets dans QGIS, et voir ce que la licence d'OSM te demande quand tu publies une carte ou un rapport.
Diapositive 2 sur 8
OpenStreetMap en deux mots
Une carte du monde faite par des contributeurs
Chaque objet décrit par des clés et des valeurs
Une licence ouverte : l'ODbL
Voix off
Dans OpenStreetMap, chaque objet est un point, une ligne ou une surface, accompagné d'étiquettes. Une étiquette associe une clé et une valeur. Par exemple, la clé amenity, qui signifie équipement, avec la valeur school, désigne une école. La clé name donne son nom. Les données sont publiées sous licence ODbL, une licence ouverte pour les bases de données : tu peux les utiliser, même pour un travail payé, à condition de citer la source et de respecter quelques règles que tu verras à la fin de la leçon. Le wiki d'OSM explique chaque clé et chaque valeur, en plusieurs langues dont le français.
Diapositive 3 sur 8
Les étiquettes qui t'intéressent
amenity=school : école primaire ou secondaire
amenity=clinic, hospital, doctors, ou la clé healthcare : santé
amenity=drinking_water, man_made=water_well : eau
Le wiki OSM : la définition de chaque valeur
Voix off
Pour notre question de parcours, trois familles d'étiquettes comptent. Pour l'éducation, amenity égale school couvre les écoles primaires et secondaires ; attention, college désigne un établissement supérieur non universitaire, pas le collège français. Pour la santé, amenity égale clinic désigne un centre de santé de taille moyenne, hospital un hôpital et doctors un cabinet médical ; beaucoup d'objets portent aussi, ou seulement, la clé healthcare. Pour l'eau, amenity égale drinking_water désigne un point d'accès à l'eau potable, comme une borne-fontaine ; les puits et les forages sont le plus souvent saisis avec man_made égale water_well. Avant ta requête, regarde comment ta zone est réellement étiquetée.
Diapositive 4 sur 8
Installer et utiliser QuickOSM
Menu Extensions : installer QuickOSM
Une clé, une valeur, une zone
La requête passe par le service Overpass
Tu obtiens des couches de points, de lignes et de polygones
Voix off
Dans le menu Extensions, ouvre le gestionnaire, cherche QuickOSM et installe-le. Dans sa fenêtre, tu indiques une clé, par exemple amenity, une valeur, par exemple school, et une zone : le nom d'une ville, l'emprise de la carte affichée ou celle d'une couche. QuickOSM envoie la requête au service Overpass, qui interroge la base d'OpenStreetMap, et charge le résultat. Tu obtiens souvent plusieurs couches, car certaines écoles sont saisies comme un point et d'autres comme le polygone de leur cour. Pour avoir une seule couche de points, tu transformes les polygones avec l'outil Point sur la surface, qui garde le point à l'intérieur, ce que Centroïdes ne garantit pas, puis tu les réunis avec les points.
Diapositive 5 sur 8
Garder les données
Couches temporaires : perdues à la fermeture
Enregistrer chaque couche dans ton GeoPackage
Noter la date de la requête dans la fiche de provenance
Voix off
Attention, les couches créées par QuickOSM sont temporaires. Une petite icône à côté de leur nom te le rappelle. Si tu fermes QGIS sans les enregistrer, elles disparaissent. Fais un clic droit sur chaque couche, choisis d'exporter les entités, et range-les dans ton GeoPackage, dans le système projeté de ton projet. Note aussi la date de la requête dans ta fiche de provenance. OpenStreetMap change tous les jours : une requête refaite dans trois mois ne donnera pas exactement le même résultat. Pour comparer deux dates ou refaire ton analyse, cette date est indispensable.
Diapositive 6 sur 8
OSM n'est pas complet partout
Très détaillé dans certaines villes, presque vide ailleurs
Une absence sur la carte n'est pas une absence sur le terrain
Comparer avec une liste officielle ou un relevé
Voix off
La couverture d'OpenStreetMap varie énormément. Dans certaines villes, chaque école et chaque pharmacie est saisie avec son nom. Dans d'autres zones, il n'y a que les routes principales. Exemple fictif : Évens, dans une commune du Sud d'Haïti, lance une requête et trouve quatre écoles ; la liste de la direction scolaire en compte onze. Si tu présentes les quatre écoles d'OSM comme la réalité, tu fausses toute l'analyse de distance. Compare toujours avec une autre source, et note dans ton rapport le taux de complétude que tu as pu estimer. Tu peux aussi corriger OSM toi-même, en devenant contributeur.
Retiens l'essentiel. OSM décrit les objets par des étiquettes, une clé et une valeur, et le wiki t'explique chacune. QuickOSM interroge la base et te donne des couches temporaires, que tu enregistres aussitôt dans ton GeoPackage, avec la date de la requête. Tu cites les contributeurs d'OpenStreetMap sur chaque carte, et tu partages à l'identique toute base modifiée que tu diffuses. Surtout, tu ne prends jamais l'absence d'un objet dans OSM pour une absence sur le terrain. Dans la prochaine leçon, tu vas transformer un simple tableau de coordonnées en couche.
À retenir
OpenStreetMap décrit chaque objet par des clés et des valeurs, documentées sur son wiki.
QuickOSM interroge OpenStreetMap et charge le résultat en couches temporaires qu'il faut enregistrer.
Les données OSM sont sous licence ODbL : tu cites les contributeurs et tu partages à l'identique.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. QGIS et OpenStreetMap sont des projets libres et ArcGIS est une marque d'Esri, cités ici comme outils ; le parcours est indépendant, n'est affilié ni au projet QGIS, ni à la Fondation OpenStreetMap, ni à Esri, et ne prépare à aucune certification d'éditeur.