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Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.035 min

Couches, entités et attributs

Parcours 143 : SIG avec QGIS : trouver, croiser et cartographier des données · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Lire une couche vecteur comme une table : entités, champs, types de champs et identifiant unique, et connaître les formats de fichiers courants.

La leçon, diapositive par diapositive

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Objectif de la leçon

  • Comprendre ce qu'est une couche
  • Lire une table attributaire
  • Connaître les formats de fichiers courants
Voix off

Tu sais maintenant qu'une donnée vecteur décrit des objets avec des formes. Mais derrière chaque forme, il y a des informations : le nom d'une école, son statut public ou privé, son nombre d'élèves. Ces informations sont rangées dans un tableau qu'on appelle la table attributaire. Savoir lire et organiser ce tableau, c'est la moitié du travail en SIG. Dans cette leçon, tu vas voir ce qu'est une couche, comment une table est construite, quels types de champs existent, et quels formats de fichiers tu rencontreras le plus souvent.

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La couche

  • Un seul thème : écoles, routes ou communes
  • Un seul type de géométrie par couche
  • Les couches se superposent comme des calques
Voix off

Une couche regroupe des objets d'un même thème et d'un même type de géométrie. Tu auras une couche des écoles, faite de points, une couche des routes, faite de lignes, et une couche des communes, faite de polygones. Tu ne mélanges pas des points et des polygones dans la même couche. Dans le logiciel, les couches s'empilent comme des feuilles de papier calque : celle du dessus cache en partie celle du dessous. C'est pourquoi on place en général les points au-dessus, les lignes au milieu et les polygones en bas. Sinon, une commune remplie de couleur cache tes écoles.

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Entités et table attributaire

  • Une entité : un objet de la couche
  • Une ligne de la table : une entité
  • Une colonne : un champ, une information
Voix off

Chaque objet d'une couche s'appelle une entité. Ouvre la table attributaire d'une couche d'écoles, et tu verras un tableau. Chaque ligne correspond à une école, donc à une entité. Chaque colonne correspond à une information, qu'on appelle un champ : le nom, le type, le nombre de classes. Si tu cliques sur une ligne, l'école correspondante s'allume sur la carte, et l'inverse est vrai aussi. C'est ce lien permanent entre la forme et la ligne du tableau qui fait la force d'un SIG. Une couche de quarante écoles, c'est quarante points et une table de quarante lignes.

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Les types de champs

  • Texte : le nom de l'école
  • Entier : le nombre de classes
  • Décimal : la surface en hectares
  • Date : le jour de la dernière visite
Voix off

Chaque champ a un type, et ce type compte. Un champ texte reçoit des mots : le nom de l'école ou du quartier. Un champ entier reçoit des nombres sans virgule : le nombre de classes ou d'enseignants. Un champ décimal reçoit des nombres à virgule : une surface en hectares, une distance en kilomètres. Un champ date reçoit une date. Pourquoi c'est important ? Parce que si le nombre d'élèves est rangé dans un champ texte, le logiciel ne peut ni l'additionner ni le trier correctement : il classera « 1200 » avant « 300 », comme dans un dictionnaire. Choisis donc le type au moment de créer le champ.

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L'identifiant unique

  • Un code qui ne change jamais
  • Il permet de relier deux tables
  • Le nom ne suffit pas : deux villages peuvent le partager
Voix off

Chaque entité doit avoir un identifiant unique, un code que personne d'autre ne porte et qui ne change pas. Pourquoi pas le nom ? Parce que deux villages d'une même préfecture peuvent porter le même nom, et qu'un même lieu s'écrit souvent de plusieurs façons : avec ou sans accent, avec un trait d'union ou non. Si tu relies deux tableaux par le nom, tu perds des lignes sans t'en rendre compte. Beaucoup de jeux de données officiels utilisent des codes administratifs, qu'on appelle souvent des P-codes dans le monde humanitaire. Tu les retrouveras au module 4, pour les jointures.

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Les formats de fichiers

  • GeoPackage : un seul fichier, plusieurs couches
  • Shapefile : plusieurs fichiers, noms de champs de 10 caractères
  • GeoJSON : pratique pour le web
  • CSV : un tableau, pas encore une couche
Voix off

Tu croiseras surtout quatre formats. Le GeoPackage, un format ouvert de l'OGC, range plusieurs couches dans un seul fichier : c'est celui que ce parcours utilise. Le shapefile, très ancien, est encore partout, mais il se compose de plusieurs fichiers qui doivent rester ensemble, et il coupe les noms de champs à dix caractères. Le GeoJSON est un fichier texte apprécié pour les cartes web. Le CSV, enfin, est un simple tableau. Il ne devient une couche que s'il contient des coordonnées et que tu dis au logiciel dans quel système elles sont exprimées. Tu le feras au module 2.

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À retenir

  • Une couche, un thème, une géométrie
  • Une ligne, une entité ; une colonne, un champ
  • Un type de champ juste et un identifiant unique
Voix off

Retiens la structure. Une couche regroupe des objets d'un même thème et d'une même géométrie. Sa table attributaire contient une ligne par entité et une colonne par champ. Chaque champ a un type, texte, entier, décimal ou date, que tu choisis avec soin dès le départ. Et chaque entité porte un identifiant unique et stable, plus sûr qu'un nom pour relier deux tables. Pour les fichiers, prends l'habitude du GeoPackage. Dans la prochaine leçon, tu vas installer QGIS, te repérer dans son interface et créer ton premier projet bien rangé.

À retenir

  • Une couche regroupe des objets d'un même thème et d'un même type de géométrie.
  • Dans la table attributaire, une ligne est une entité et une colonne est un champ.
  • Un identifiant unique et stable vaut mieux qu'un nom pour relier deux tables.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

Indépendance. QGIS et OpenStreetMap sont des projets libres et ArcGIS est une marque d'Esri, cités ici comme outils ; le parcours est indépendant, n'est affilié ni au projet QGIS, ni à la Fondation OpenStreetMap, ni à Esri, et ne prépare à aucune certification d'éditeur.