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Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.048 min

S'adresser à quelqu'un : vouvoiement, titres et langues

Parcours 20 : Protocole et savoir-vivre professionnel · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Choisir entre tutoiement et vouvoiement, employer à l'oral le titre qui convient et éviter les erreurs de nom et de langue.

La leçon, diapositive par diapositive

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Objectif de la leçon

  • Choisir entre tutoiement et vouvoiement
  • Employer le bon titre à l'oral
  • Respecter les noms et les langues
Voix off

La façon dont tu t'adresses à quelqu'un dit beaucoup du respect que tu lui portes. Un tutoiement trop rapide, un titre oublié ou un nom mal prononcé peuvent froisser une personne avant même que la réunion commence. Au programme : quand tutoyer et quand vouvoyer, comment s'adresser à l'oral à une autorité, à un religieux ou à un chef coutumier, comment éviter les erreurs de nom, et quelle place donner aux langues. Tu verras aussi les sujets de conversation à éviter lors d'un premier contact.

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Tutoyer ou vouvoyer

  • Au travail, on vouvoie par défaut
  • Au Québec, le tutoiement vient plus vite
  • Le rang le plus élevé propose le tutoiement
Voix off

Dans un cadre professionnel francophone, on vouvoie par défaut les personnes qu'on ne connaît pas, et toujours les autorités. Les usages varient pourtant. Au Québec, le tutoiement arrive vite, même entre un employé et sa directrice. À Paris ou à Dakar, il demande plus de temps. La règle sûre : c'est la personne de rang plus élevé, ou la plus âgée, qui propose de passer au tutoiement. Si un ministre te tutoie, continue à le vouvoyer tant qu'il ne t'a pas proposé de le tutoyer à ton tour. Et devant d'autres personnes, en public, reviens au vouvoiement même avec un collègue que tu tutoies.

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Les titres à l'oral

  • « Monsieur le Ministre », « Madame la Gouverneure »
  • « Excellence » : chefs d'État, ambassadeurs, ministres selon l'usage local
  • « Docteur », « Maître », « Professeur » selon le métier
Voix off

À l'oral, on s'adresse à une autorité par son titre, sans son nom : « Monsieur le Ministre », « Madame la Gouverneure », « Monsieur le Préfet ». Le titre « Excellence » s'emploie pour les chefs d'État et, par courtoisie, pour les ambassadeurs. Dans plusieurs pays d'Afrique, l'usage l'étend aussi aux ministres : renseigne-toi auprès du protocole du pays. Les métiers ont aussi leurs titres. On dit « Maître » à un avocat ou à un notaire, « Docteur » à un médecin, « Professeur » à un enseignant d'université. Pour les femmes, la forme féminisée, comme « Madame la Ministre », est aujourd'hui courante, mais suis la préférence de la personne.

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Titres religieux et coutumiers

  • « El Hadj », « Hadja » pour ceux qui ont fait le pèlerinage
  • « Imam », « Monseigneur », « Mon Père », « Pasteur »
  • Chefs coutumiers : demande l'appellation à leur entourage
Voix off

Les titres religieux et coutumiers comptent beaucoup. En Guinée, au Sénégal ou au Mali, un homme qui a fait le pèlerinage à La Mecque est appelé « El Hadj », une femme « Hadja », et l'oublier peut vexer. Un imam s'appelle « Imam », un évêque « Monseigneur », un prêtre « Mon Père », un pasteur « Pasteur ». Pour un chef coutumier, les appellations changent d'une région à l'autre : au Cameroun, on ne s'adresse pas à un lamido du Nord comme à un fon du Nord-Ouest. Ne devine pas. Demande à son secrétaire ou à un proche comment on s'adresse à lui.

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Noms et prénoms

  • Souvent écrits NOM puis Prénom dans les documents
  • Vérifie l'orthographe et la prononciation
  • Un nom écorché vexe plus qu'une erreur de place
Voix off

Dans beaucoup de documents d'Afrique francophone, on écrit le nom de famille en premier, en majuscules, puis le prénom : DIALLO Mamadou Aliou. Si tu ne le sais pas, tu risques d'appeler quelqu'un par son nom de famille en croyant dire son prénom. Le même nom peut aussi s'écrire de plusieurs façons, comme Keïta et Keita, ou Touré et Touray selon les pays. Vérifie l'orthographe dans un document officiel ou auprès de la personne. Pour la prononciation, demande simplement quelle est la bonne prononciation. Cette question ne gêne jamais. Un nom écorché au micro, en revanche, reste dans les mémoires.

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La place des langues

  • Quelques mots dans la langue de l'invité font plaisir
  • Pour l'essentiel, une langue que tous comprennent
  • Un interprète plutôt qu'un invité laissé à l'écart
Voix off

Dire bonjour ou merci dans la langue de ton invité est un geste apprécié partout : quelques mots de wolof pour un visiteur de Dakar, de lingala pour un partenaire de Kinshasa, d'arabe pour une délégation de Rabat. Mais pour l'essentiel, choisis une langue que tout le monde comprend. Si une partie du groupe ne parle pas français, prévois un interprète ou au moins un collègue qui traduit. Évite de passer dans une langue locale en pleine réunion devant un invité qui ne la comprend pas : il pensera qu'on parle de lui. Tu verras le travail avec les interprètes dans le module 4.

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Les sujets à éviter

  • Religion, politique, argent au premier contact
  • Plaisanteries sur un pays, une ethnie, une religion
  • Questions personnelles : selon les cultures
Voix off

Au premier contact, évite trois sujets : la religion, la politique et l'argent, sauf si ton interlocuteur les aborde lui-même. Bannis les plaisanteries sur un pays, une ethnie ou une religion, même si elles font rire chez toi. Les questions personnelles demandent du tact. À Conakry ou à Lomé, demander des nouvelles de la famille est une politesse attendue. À Paris ou à Montréal, demander dès la première rencontre si quelqu'un est marié ou combien il a d'enfants peut paraître indiscret. Les sujets sûrs existent partout : le voyage, la ville, la cuisine, le sport, le projet commun.

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À retenir

  • Vouvoiement par défaut, tutoiement sur proposition
  • Le titre à l'oral, sans le nom
  • Noms vérifiés, prononciation demandée
  • Une langue commune, et un interprète si besoin
Voix off

Avant de passer au lab, revoyons les règles de ce module. Au travail, vouvoie par défaut, et attends que la personne de rang plus élevé te propose le tutoiement. À l'oral, adresse-toi à une autorité par son titre, et demande l'usage local pour « Excellence » et pour les chefs coutumiers. Vérifie l'orthographe des noms et demande leur prononciation. Choisis une langue que tout le monde comprend. Dans le lab, tu vas préparer une fiche d'usages pour recevoir deux partenaires de pays différents. Ensuite, le module 2 t'apprendra à classer les autorités et à écrire leurs titres.

À retenir

  • Au travail, on vouvoie par défaut ; c'est la personne de rang plus élevé qui propose le tutoiement.
  • À l'oral, on s'adresse à une autorité par son titre : « Monsieur le Ministre », « Madame la Maire ».
  • Un nom écorché peut vexer plus qu'une erreur de place : vérifie l'orthographe et la prononciation.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

Indépendance. Ce parcours est indépendant : il n'est affilié à aucun service de protocole d'État, ministère, parlement, office public, ambassade, organisation internationale ou agence anticorruption cités en exemple, ni aux éditeurs des logiciels mentionnés, et il ne délivre aucune habilitation officielle.