Lire et construire un graphique économique, calculer une pente, et distinguer un énoncé positif d'un énoncé normatif.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Comprendre à quoi sert un modèle
Lire un graphique et calculer une pente
Préparer un tableur de travail
Séparer les faits et les jugements
Voix off
Avant d'étudier le consommateur, il te faut une boîte à outils. Les économistes travaillent avec des modèles, des graphiques et des tableaux de chiffres. Si tu sais lire une pente, tu as fait la moitié du chemin pour comprendre une courbe de demande ou de coût. Dans cette leçon, tu vas voir ce qu'est un modèle et pourquoi il simplifie volontairement. Tu vas réviser la lecture d'un graphique et le calcul d'une pente, puis préparer ton tableur pour les labs. Enfin, tu apprendras à distinguer ce qui se vérifie de ce qui relève d'un jugement : une compétence très utile pour lire la presse économique.
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Un modèle, c'est une carte
On garde l'essentiel, on laisse le détail
Des hypothèses claires
Une prédiction qu'on peut confronter aux faits
Voix off
Une carte routière de la Côte d'Ivoire ne montre pas chaque arbre. Elle serait illisible. Elle garde les routes, les villes et les distances, parce que c'est ce dont tu as besoin pour aller d'Abidjan à Bouaké. Un modèle économique fait pareil. Il garde quelques éléments, par exemple le prix et la quantité, et il pose des hypothèses claires, par exemple que les acheteurs préfèrent payer moins cher. Il en tire une prédiction : si le prix monte, on achète moins. Un modèle n'a pas besoin d'être réaliste dans tous ses détails. Il doit aider à comprendre et à prévoir, et on le juge en confrontant ses prédictions aux faits.
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Toutes choses égales par ailleurs
On fait varier une seule chose à la fois
Le reste est supposé fixe
En latin : ceteris paribus
Voix off
Dans la réalité, tout bouge en même temps : les prix, les revenus, la météo, les goûts. Pour comprendre l'effet d'une seule cause, l'économiste fait varier une chose à la fois et suppose le reste fixe. On dit « toutes choses égales par ailleurs », ou ceteris paribus en latin. Par exemple, pour étudier l'effet du prix du pain sur les achats à Tunis, on suppose que les revenus et le prix des autres aliments ne changent pas. Cette précaution évite des erreurs. Si le prix du pain monte pendant que les revenus montent aussi, on ne peut pas conclure trop vite que la hausse de prix fait acheter plus.
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Lire un graphique
Axe horizontal : souvent la quantité
Axe vertical : souvent le prix
Un point : une combinaison prix et quantité
Une courbe : une relation entre les deux
Voix off
En microéconomie, on place presque toujours la quantité sur l'axe horizontal et le prix sur l'axe vertical. C'est une convention historique, un peu surprenante au début, mais tout le monde l'utilise, alors garde-la. Chaque point du graphique est une combinaison : par exemple, à 300 francs le kilo, les acheteurs prennent 600 kilos. Une courbe relie tous ces points et montre une relation. Quand tu lis un graphique, fais toujours trois choses : lis le titre des axes et leurs unités, regarde le sens de la courbe, puis prends deux points pour mesurer de combien l'un change quand l'autre bouge.
La pente mesure de combien la variable verticale change quand la variable horizontale augmente d'une unité. Tu la calcules en divisant la variation verticale par la variation horizontale. Prends deux points : 200 unités au prix de 400, puis 300 unités au prix de 200. Le prix baisse de 200 pendant que la quantité monte de 100. La pente vaut moins 200 divisé par 100, soit moins deux. Le signe négatif dit que les deux variables vont en sens contraire, comme sur une courbe de demande. Une pente positive, comme sur une courbe d'offre, dit qu'elles vont dans le même sens. Une pente nulle donne une droite horizontale.
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Ton tableur de travail
Une colonne par variable, une ligne par cas
Des formules, jamais des résultats tapés à la main
Un graphique en nuage de points relié
Garder une copie de chaque version
Voix off
Dans chaque lab, tu vas travailler dans un tableur : LibreOffice Calc, Google Sheets ou Excel, comme tu préfères. Prends de bonnes habitudes dès maintenant. Mets une variable par colonne, avec son unité dans l'en-tête : prix en francs CFA, quantité en kilos. Mets un cas par ligne. Calcule toujours avec des formules, par exemple égal B2 fois C2, au lieu de taper le chiffre à la main : si tu changes une donnée, tout se met à jour. Pour tracer une courbe, choisis un graphique en nuage de points avec des lignes, pas un graphique en courbes, qui espace les points de façon régulière même quand les valeurs ne le sont pas.
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Positif ou normatif ?
Positif : ce qui est, se vérifie avec des données
Normatif : ce qui devrait être, jugement de valeur
« Le plafond a créé une pénurie » : positif
« Il faut plafonner ce prix » : normatif
Voix off
Les économistes distinguent deux sortes d'énoncés. Un énoncé positif décrit ce qui est ou ce qui sera, et on peut le vérifier avec des données. Par exemple : après la fixation d'un prix plafond, les quantités vendues ont baissé. Un énoncé normatif dit ce qui devrait être, et il repose sur un jugement de valeur. Par exemple : l'État doit plafonner le prix du riz. Les deux ont leur place, mais il ne faut pas les confondre. L'analyse positive éclaire les conséquences d'une mesure. Le choix final dépend aussi de valeurs, comme l'équité, qui se discutent. Dans un rapport, signale toujours lequel des deux tu fais.
Retiens qu'un modèle simplifie volontairement, comme une carte, et qu'on le juge à ses prédictions. Quand tu raisonnes, fais varier une seule chose à la fois. Pour lire une courbe, regarde les axes, puis calcule la pente entre deux points. Dans ton tableur, utilise toujours des formules. Et dans tes analyses, sépare ce qui se vérifie de ce qui relève d'un jugement. Tu as maintenant tout ce qu'il faut pour le lab de ce module : un tableau de décision à la marge. Ensuite viendront la simulation à Conakry et le quiz, avant de passer au consommateur.
À retenir
Un modèle simplifie la réalité pour isoler un mécanisme ; il se juge à ses prédictions.
« Toutes choses égales par ailleurs » : on fait varier une seule chose à la fois.
Un énoncé positif se vérifie avec des données, un énoncé normatif exprime un jugement de valeur.
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Indépendance. Ce parcours est indépendant de Google, de Microsoft et de The Document Foundation : il n'est affilié à aucun d'eux, et les tableurs cités servent seulement d'outils de calcul. Il n'est affilié ni à OpenStax ni à CORE Econ, dont les manuels servent seulement de références de vérification.