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Avertissement

Ce parcours sert à comprendre et à prévenir. Il ne t'habilite ni à fixer ou valider un barème de traitement thermique, ni à réaliser des analyses officielles, ni à autoriser la vente d'un produit : ces décisions reviennent aux professionnels habilités et aux autorités de ton pays, et les données des labs servent seulement d'exercice. Il ne permet pas non plus de poser un diagnostic : en cas de troubles après un repas, adresse-toi à un professionnel de santé.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.038 min

Levures, moisissures et virus

Parcours 146 : Microbiologie des aliments : altérations, pathogènes et ferments · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Distinguer les levures, les moisissures et les virus des bactéries par leur taille, leur structure et leur façon de se multiplier, dans un aliment ou en dehors.

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Objectif de la leçon

  • Reconnaître une levure
  • Comprendre la vie d'une moisissure
  • Savoir ce qu'est un virus
  • Comparer les quatre familles
Voix off

Les bactéries ne sont pas seules dans les aliments. Les levures et les moisissures, qui sont des champignons microscopiques, font lever la pâte à pain, gâtent les jus et couvrent de taches les fruits et les céréales mal stockées. Les virus, eux, sont encore plus petits que les bactéries et vivent d'une manière très différente. Dans cette leçon, tu vas apprendre à distinguer ces trois familles et à comprendre ce que chacune peut faire, ou ne pas faire, dans un aliment. À la fin, tu sauras remplir un tableau comparatif des quatre grands groupes de microbes.

Diapositive 2 sur 8

Les levures, des champignons à une cellule

  • Une cellule avec un noyau : un eucaryote
  • Plusieurs micromètres, plus grosse qu'une bactérie
  • Multiplication par bourgeonnement
  • Fermentation : alcool et gaz carbonique
Voix off

Une levure est un champignon fait d'une seule cellule. Contrairement à la bactérie, elle possède un vrai noyau : c'est un eucaryote, comme les cellules de ton corps. Elle mesure plusieurs micromètres, donc plusieurs fois la taille d'une bactérie. Au microscope, on la voit ronde ou ovale, parfois avec une petite bosse sur le côté : c'est un bourgeon, qui grossit puis se détache pour former une nouvelle levure. Beaucoup de levures transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique. C'est utile dans le pain ou la bière de mil. C'est un problème dans un jus de fruits mis en bouteille.

Diapositive 3 sur 8

Les moisissures, des filaments qui s'étendent

  • Des filaments, les hyphes, qui forment un mycélium
  • Des spores colorées : vert, noir, blanc, jaune
  • Une croissance lente mais tenace
  • Exemples : Aspergillus, Penicillium, Rhizopus, Fusarium
Voix off

Une moisissure est un champignon qui pousse en filaments très fins, les hyphes. En se ramifiant, ils forment un réseau, le mycélium, qui s'enfonce dans l'aliment. Ce que tu vois à la surface d'un pain ou d'une mangue, c'est surtout la partie qui produit les spores, colorée en vert, en noir, en blanc ou en jaune selon le genre. Les spores sont légères et voyagent dans l'air. Elles se posent partout et attendent un peu d'humidité. Les moisissures poussent plus lentement que les bactéries, mais elles supportent mieux les produits secs ou acides : elles attaquent les céréales, les arachides, les confitures et les fruits.

Diapositive 4 sur 8

Ce que la tache ne montre pas

  • Le mycélium va plus loin que la tache
  • Certaines moisissures produisent des mycotoxines
  • Aflatoxines : arachides, maïs, épices
  • Les toxines restent quand la moisissure est enlevée
Voix off

Quand on voit une tache de moisissure sur un aliment mou, le mycélium s'est souvent étendu plus loin, à l'intérieur. Gratter la tache ne suffit donc pas toujours. Il y a plus grave : certaines moisissures fabriquent des mycotoxines. Les aflatoxines, produites par Aspergillus flavus et Aspergillus parasiticus, contaminent régulièrement les arachides et le maïs, selon l'OMS. La plupart des mycotoxines sont chimiquement stables et résistent aux traitements de l'aliment. Une pâte d'arachide peut donc être dangereuse même si on n'y voit plus aucune moisissure. Tu étudieras ce danger en détail dans le module 4.

Diapositive 5 sur 8

Les virus, des parasites de cellules

  • Des dizaines à des centaines de nanomètres
  • Pas de cellule : un génome dans une coque
  • Ne se multiplient que dans une cellule vivante
  • Dans l'aliment, ils survivent mais ne poussent pas
Voix off

Un virus n'est pas une cellule. C'est un petit paquet de matériel génétique entouré d'une coque de protéines, parfois d'une enveloppe. Il est des dizaines de fois plus petit qu'une bactérie et ne se voit qu'au microscope électronique. Surtout, il ne peut pas se multiplier tout seul : il doit entrer dans une cellule vivante et la détourner pour fabriquer de nouveaux virus. Dans un aliment, un virus ne pousse donc jamais. Il attend, parfois longtemps. Il suffit pourtant de très peu de particules pour rendre malade. Les virus les plus connus dans les aliments sont le norovirus et le virus de l'hépatite A.

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Comment un virus arrive dans l'assiette

  • Des mains mal lavées après les toilettes
  • De l'eau souillée par des selles
  • Des coquillages ou des légumes crus
  • Ce qui compte : l'hygiène des personnes et de l'eau
Voix off

Puisque le virus ne pousse pas dans l'aliment, la question est de savoir comment il y arrive. Le plus souvent, c'est une personne malade qui prépare le repas sans s'être bien lavé les mains, ou une eau souillée par des selles qui sert à laver des légumes ou baigne des coquillages. Le virus de l'hépatite A, par exemple, se transmet par la voie oro-fécale, d'après l'OMS. Pour un virus, le froid du réfrigérateur ne change pas grand-chose. Ce qui protège, c'est l'hygiène des mains, une eau sûre et l'éloignement des personnes malades de la cuisine. On y reviendra au module 4.

Diapositive 7 sur 8

Comparer les quatre familles

  • Bactérie : sans noyau, environ 1 µm, se coupe en deux
  • Levure : avec noyau, quelques µm, bourgeonne
  • Moisissure : filaments et spores, visible à l'œil
  • Virus : pas une cellule, ne pousse pas dans l'aliment
Voix off

Faisons le point avec un tableau simple. La bactérie est une cellule sans noyau, d'environ un micromètre, qui se coupe en deux. La levure est une cellule à noyau, plus grosse, qui bourgeonne. La moisissure est faite de filaments et de spores ; elle finit par devenir visible à l'œil nu. Le virus n'est pas une cellule et ne se multiplie jamais dans l'aliment. Ces différences changent les mesures de maîtrise. Le froid freine une bactérie, mais il ne fait rien contre un virus déjà présent. Le séchage arrête la plupart des bactéries, alors que certaines moisissures poussent encore sur un produit presque sec.

Diapositive 8 sur 8

À retenir

  • Levures et moisissures : des champignons à noyau
  • Bourgeons pour les levures, filaments pour les moisissures
  • Mycotoxines : invisibles et stables
  • Virus : transportés par l'aliment, jamais cultivés par lui
Voix off

Retiens que les levures et les moisissures sont des champignons, avec un noyau, plus gros que les bactéries. La levure bourgeonne et fermente les sucres ; la moisissure s'étend en filaments et laisse parfois des mycotoxines, invisibles et stables. Le virus, enfin, n'est qu'un passager : l'aliment le transporte jusqu'à toi, mais ne le fait pas pousser. Dans la prochaine leçon, tu apprendras à nommer ces microbes correctement, à les compter et à lire un résultat de laboratoire en UFC par gramme, avec les puissances de dix.

À retenir

  • Levures et moisissures sont des champignons : des cellules avec un noyau, plus grosses que les bactéries.
  • Les levures se multiplient surtout par bourgeonnement ; les moisissures forment des filaments et des spores visibles à l'œil nu.
  • Les virus ne se multiplient pas dans l'aliment : ils ont besoin des cellules d'un hôte, mais l'aliment peut les transporter.
  • Certaines moisissures laissent dans l'aliment des toxines invisibles et stables, les mycotoxines.

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Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

Indépendance. Ce parcours est indépendant : il s'appuie sur des documents publics de l'OMS, de la FAO et d'agences sanitaires, et propose l'outil en ligne ComBase comme simple ressource, sans aucune affiliation avec ces organismes ni avec les gestionnaires de ComBase.