Accueil Formations Établissements Mon espace Services Galerie À propos Communauté Portfolio Contact Me contacter

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.025 min

Le circuit économique

Parcours 136 : Macroéconomie : production, emploi, prix et monnaie · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Dessiner le circuit entre ménages, entreprises, banques, État et reste du monde, et repérer les fuites et les injections.

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Objectif de la leçon

  • Dessiner le circuit à deux acteurs
  • Ajouter banques, État et reste du monde
  • Repérer les fuites et les injections
Voix off

Dans cette leçon, tu vas dessiner le circuit économique. C'est un schéma simple qui montre comment la production, les revenus et les dépenses s'enchaînent dans un pays. Tu vas partir de deux acteurs, les ménages et les entreprises, puis ajouter les banques, l'État et le reste du monde. À chaque étape, tu verras ce qui entre dans le circuit et ce qui en sort. Ce schéma servira de base à tous les modèles du parcours. Prends une feuille et dessine-le en même temps que moi : tu le retiendras beaucoup mieux.

Diapositive 2 sur 8

Deux acteurs, deux flux

  • Les ménages vendent leur travail
  • Les entreprises vendent des biens et des services
  • Un flux réel dans un sens, un flux de monnaie dans l'autre
Voix off

Commence avec deux boîtes : les ménages et les entreprises. Les ménages offrent leur travail aux entreprises. En échange, ils reçoivent des salaires. Avec ces salaires, ils achètent les biens et les services que les entreprises produisent. Tu vois donc deux flux qui tournent en sens inverse. Un flux réel, fait de travail, de biens et de services. Et un flux monétaire, fait de salaires et de paiements. Relie tes deux boîtes par deux traits, un pour chaque flux. Retiens surtout ceci : chaque franc dépensé par un ménage devient le revenu d'une entreprise.

Diapositive 3 sur 8

Le revenu fait le tour du circuit

  • Ce qui est produit est distribué en revenus
  • Ces revenus sont dépensés
  • Exemple : un atelier de couture à Dakar
Voix off

Prends un atelier de couture à Dakar qui vend des boubous pour un million de francs CFA dans le mois. Cet argent ne disparaît pas. Il paie le tissu à un fournisseur, les salaires des couturières, le loyer, et ce qui reste fait le revenu de la patronne. Tout ce qui est produit finit donc en revenus pour quelqu'un. Ces revenus sont à leur tour dépensés, et deviennent le chiffre d'affaires d'autres entreprises. Dans un circuit fermé, sans épargne ni État, la production, les revenus et les dépenses sont égaux. C'est la base de la comptabilité nationale.

Diapositive 4 sur 8

L'épargne et les banques

  • Une partie du revenu n'est pas dépensée
  • Les banques la prêtent à ceux qui investissent
  • Épargne : une fuite ; investissement : une injection
Voix off

Dans la réalité, les ménages ne dépensent pas tout. Une partie de leur revenu est épargnée, sur un compte bancaire, dans une tontine ou sur un compte de monnaie mobile. Cette épargne sort du circuit des dépenses : on parle de fuite. Si rien ne la compensait, les entreprises vendraient moins. Mais les banques et les institutions de microfinance prêtent une partie de cette épargne à ceux qui veulent investir, par exemple un transporteur d'Abidjan qui achète un camion. L'investissement réinjecte de la dépense dans le circuit : c'est une injection.

Diapositive 5 sur 8

L'État dans le circuit

  • Il prélève impôts et cotisations
  • Il paie ses agents, achète, construit, verse des transferts
  • Impôts : fuite ; dépenses publiques : injection
Voix off

Ajoute maintenant l'État. Il prélève des impôts et des cotisations sur les ménages et les entreprises : c'est une deuxième fuite, car cet argent n'est plus dépensé par ceux qui l'ont gagné. Mais l'État dépense aussi. Il paie les enseignants et les infirmiers, achète des fournitures, construit des routes et verse des transferts, comme des bourses ou des pensions. Ces dépenses publiques sont une injection. Quand l'État dépense plus qu'il ne prélève, il est en déficit et doit emprunter, auprès des banques, sur les marchés ou à l'étranger.

Diapositive 6 sur 8

Le reste du monde

  • Importations : une fuite
  • Exportations : une injection
  • Transferts des migrants : des revenus venus de l'extérieur
Voix off

Dernier acteur : le reste du monde. Quand un ménage de Conakry achète du riz importé ou un téléphone fabriqué en Asie, l'argent part à l'étranger : les importations sont une fuite. Quand une mine exporte de la bauxite ou qu'un hôtel de Marrakech accueille des touristes étrangers, l'argent entre : les exportations sont une injection. Il faut aussi compter les revenus qui viennent de l'étranger, comme les transferts des migrants. En Haïti, la banque centrale note que l'argent envoyé par la diaspora soutient l'offre de devises et la stabilité de la gourde.

Diapositive 7 sur 8

Fuites et injections

  • Fuites : épargne, impôts, importations
  • Injections : investissement, dépenses publiques, exportations
  • Fuites plus fortes que les injections : l'activité ralentit
Voix off

Tu peux maintenant résumer le circuit en une règle. Les fuites sont l'épargne, les impôts et les importations. Les injections sont l'investissement, les dépenses publiques et les exportations. Quand les fuites dépassent les injections, la dépense totale baisse, les entreprises vendent moins et réduisent leur production. Quand les injections dépassent les fuites, l'activité s'accélère. Cette idée simple te servira dans le module 2 pour comprendre le multiplicateur, et dans le module 4 pour construire la courbe IS. Garde ton dessin du circuit, tu vas le réutiliser.

Diapositive 8 sur 8

À retenir

  • Production, revenus et dépenses : un seul circuit
  • Trois fuites, trois injections
  • Trois façons de mesurer la richesse d'un pays
Voix off

Refais le tour une dernière fois. Le circuit relie ménages, entreprises, banques, État et reste du monde. Ce qui est produit devient revenu, et ce revenu devient dépense. L'épargne, les impôts et les importations sortent du circuit ; l'investissement, les dépenses publiques et les exportations y entrent. L'équilibre dépend de la comparaison entre les deux. Ce schéma explique pourquoi on peut mesurer la richesse d'un pays de trois façons : par la production, par les revenus ou par les dépenses. C'est justement le sujet de la prochaine leçon, consacrée au PIB.

À retenir

  • Ce qui est produit devient revenu, et ce revenu devient dépense : production, revenus et dépenses font le tour du même circuit.
  • L'épargne, les impôts et les importations sont des fuites ; l'investissement, les dépenses publiques et les exportations sont des injections.
  • L'activité ralentit quand les fuites dépassent les injections, et accélère dans le cas inverse.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.