Ce parcours t'apprend à comprendre et à estimer les termes du cycle de l'eau. Les débits de projet calculés dans les exemples, les labs et le projet sont des exercices : pour un ouvrage réel (ponceau, caniveau, digue, barrage, évacuateur de crue), les débits se fixent avec les normes, les courbes de pluie et les données officielles de ton pays, et ils sont validés par un ingénieur ou un bureau d'études habilité.
Tracer la limite d'un bassin versant à partir d'un exutoire, sur une carte topographique ou avec un modèle numérique de terrain, et savoir quand le bassin réel diffère du bassin topographique.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Définir un bassin versant et son exutoire
Tracer une ligne de partage des eaux
Utiliser un modèle numérique de terrain
Repérer les pièges du tracé
Voix off
Le bassin versant est l'unité de base de l'hydrologue. C'est sur lui que tu vas faire tous tes calculs de pluie, d'évaporation, de débit et de bilan. Dans cette leçon, tu vas apprendre à le délimiter. D'abord à la main, sur une carte topographique avec ses courbes de niveau, puis avec un logiciel de système d'information géographique et un modèle numérique de terrain. Tu verras aussi les cas où le bassin dessiné sur la carte ne correspond pas au bassin réel. Ce premier geste paraît simple, mais une erreur de tracé fausse tous les calculs qui suivent.
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Un bassin, un exutoire
Toute la surface qui envoie son eau vers un même point
Ce point s'appelle l'exutoire
Changer d'exutoire, c'est changer de bassin
Voix off
Un bassin versant, c'est toute la surface de terrain dont l'eau de pluie, si elle ruisselle, finit par passer au même point d'une rivière. Ce point s'appelle l'exutoire. Retiens bien ceci : un bassin se définit toujours par rapport à un exutoire choisi. Sur une même rivière, le bassin mesuré au pont d'un village est plus petit que celui mesuré dix kilomètres plus bas, après l'arrivée d'un affluent. Avant de tracer quoi que ce soit, demande-toi donc où se trouve ton exutoire : la station de mesure, le futur barrage, le pont ou le captage qui t'intéresse.
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La ligne de partage des eaux
Elle passe par les sommets et les cols
Elle coupe les courbes de niveau à angle droit
Elle ne traverse un cours d'eau qu'à l'exutoire
Voix off
La limite du bassin s'appelle la ligne de partage des eaux. D'un côté, l'eau descend vers ta rivière. De l'autre, elle part vers un autre cours d'eau. Cette ligne suit les crêtes : elle passe par les sommets et par les cols. Sur une carte, elle coupe les courbes de niveau à angle droit, car l'eau descend toujours selon la plus forte pente. Elle ne traverse jamais un cours d'eau, sauf à l'exutoire. Le Fouta-Djalon en offre un bel exemple : de ses hauteurs partent des eaux qui rejoignent le fleuve Sénégal, la Gambie, le Niger ou des fleuves côtiers vers l'Atlantique.
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Tracer à la main
Placer l'exutoire et repasser le réseau de rivières
Repérer les sommets et les cols autour
Relier ces points perpendiculairement aux courbes
Vérifier qu'une goutte tombée à l'intérieur arrive à l'exutoire
Voix off
Voici la méthode sur une carte au 1/50 000. Commence par marquer l'exutoire d'un point. Repasse en couleur la rivière et tous ses affluents, y compris les petits ravins. Repère ensuite les sommets et les cols qui entourent ce réseau. Pars de l'exutoire, monte d'un côté en coupant les courbes de niveau à angle droit, passe de sommet en col, puis redescends de l'autre côté jusqu'à l'exutoire. Enfin, vérifie ton tracé : pose ton crayon en plusieurs endroits à l'intérieur et suis la pente. Si la goutte arrive ailleurs qu'à ton exutoire, corrige la limite.
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Avec un modèle numérique de terrain
Une grille d'altitudes couvrant la zone
Le logiciel calcule les directions d'écoulement
Il trace le bassin à partir de l'exutoire
Pièges : zones plates, routes, villes
Voix off
Aujourd'hui, on délimite souvent les bassins avec un logiciel de SIG, par exemple QGIS, qui est gratuit. On part d'un modèle numérique de terrain, une grille où chaque case porte une altitude. Le logiciel calcule, case par case, la direction dans laquelle l'eau s'écoule, puis il rassemble toutes les cases qui mènent à l'exutoire. C'est rapide, mais pas infaillible. Dans les plaines très plates, comme au Sahel, le logiciel hésite. En ville, une route en remblai ou un caniveau détourne l'eau sans que le modèle le voie. Compare toujours le résultat avec la carte et, si tu peux, avec une visite de terrain.
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Quand le bassin réel diffère
Calcaires : l'eau peut passer sous la crête
Nappes qui débordent d'un bassin vers l'autre
Sahel : mares sans exutoire vers la mer
Aménagements : canaux, transferts, drains
Voix off
Le bassin tracé sur la carte s'appelle le bassin topographique. Le bassin réel peut être différent. Dans les régions calcaires, comme certaines parties de l'Atlas marocain ou du Jura suisse, l'eau s'infiltre dans des fissures et peut ressortir dans la vallée voisine. Une nappe peut aussi s'écouler sous la ligne de crête. Au Sahel, beaucoup de petits bassins se terminent dans une mare sans aucune sortie vers la mer : on parle de bassins endoréiques. Enfin, l'homme modifie les limites avec des canaux et des drains. Si ton bilan ne tombe pas juste au module 7, pense à cette différence.
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À retenir
D'abord choisir l'exutoire
La limite suit les crêtes, à angle droit des courbes
Toujours vérifier un tracé automatique
Voix off
Imagine qu'on te demande le bassin d'un pont : par quoi commences-tu ? Par l'exutoire, ici le pont lui-même, parce que c'est lui qui définit le bassin. Ensuite, la ligne de partage des eaux suit les crêtes, passe par les sommets et les cols et coupe les courbes de niveau à angle droit. Un modèle numérique de terrain accélère le travail, mais tu vérifies toujours son tracé, surtout en plaine et en ville. Et tu gardes en tête que le bassin souterrain peut différer du bassin topographique, dans les calcaires notamment. Dans la prochaine leçon, tu vas mesurer la surface, le périmètre et la forme du bassin que tu viens de tracer.
À retenir
Un bassin versant est toute la surface qui envoie son eau vers un même point, l'exutoire.
La ligne de partage des eaux passe par les sommets et les cols et coupe les courbes de niveau à angle droit.
Un modèle numérique de terrain permet un tracé automatique, à vérifier sur la carte et sur le terrain.
Le bassin souterrain peut différer du bassin topographique, surtout dans les calcaires.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant : il s'appuie sur des documents publics de l'OMM, de la FAO, de l'USGS et du gouvernement du Québec, sur les pluies estimées CHIRPS, les données du GRDC et des logiciels libres comme QGIS et LibreOffice, sans être affilié à aucun de ces organismes.