Ce parcours t'apprend à comprendre et à estimer les termes du cycle de l'eau. Les débits de projet calculés dans les exemples, les labs et le projet sont des exercices : pour un ouvrage réel (ponceau, caniveau, digue, barrage, évacuateur de crue), les débits se fixent avec les normes, les courbes de pluie et les données officielles de ton pays, et ils sont validés par un ingénieur ou un bureau d'études habilité.
Situer les grands réservoirs d'eau de la planète, comparer leurs volumes et convertir des volumes en hauteurs d'eau.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Connaître les grands réservoirs d'eau
Comparer leurs volumes
Passer des kilomètres cubes aux millimètres
Voix off
Dans cette leçon, tu vas faire l'inventaire de l'eau de la planète. Combien y en a-t-il dans les océans, dans les glaciers, dans les nappes, dans les lacs, dans les rivières ? Les chiffres que tu vas voir viennent d'un tableau publié par le service géologique des États-Unis, l'USGS, à partir des estimations de l'hydrologue russe Igor Shiklomanov. Tu vas aussi apprendre à convertir un volume en hauteur d'eau, car en hydrologie on raisonne souvent en millimètres. Cette conversion te servira dans tous les modules, jusqu'au bilan final de ton bassin.
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Presque toute l'eau est salée
Océans, mers et baies : environ 96,5 %
Nappes salées et lacs salés : environ 0,9 %
Eau douce : environ 2,5 % du total
Voix off
Le chiffre le plus frappant, c'est celui des océans. D'après le tableau de l'USGS, ils contiennent environ un milliard trois cent trente-huit millions de kilomètres cubes, soit 96,5 % de toute l'eau de la Terre. Ajoute à cela des nappes souterraines salées et des lacs salés, qui font un peu moins de 1 %. Il reste environ 2,5 % d'eau douce. Imagine un bidon de vingt litres qui représenterait toute l'eau de la planète. L'eau douce n'en remplirait qu'un demi-litre. Et tu vas voir que la plus grande partie de ce demi-litre n'est pas facile à atteindre.
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L'eau douce est surtout gelée ou souterraine
Glaces, glaciers, neiges permanentes : 68,7 % de l'eau douce
Nappes d'eau douce : 30,1 %
Lacs, sols, marais, rivières, atmosphère : le reste
Voix off
Regardons ce demi-litre d'eau douce. Près de 69 % sont stockés dans les calottes glaciaires de l'Antarctique et du Groenland, dans les glaciers et dans les neiges permanentes. Environ 30 % se trouvent dans les nappes souterraines, parfois à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Tout le reste, c'est-à-dire un peu plus de 1 % de l'eau douce, se partage entre le pergélisol, les lacs, l'humidité des sols, les marais, l'atmosphère, les rivières et les êtres vivants. Pour un pays sans glacier, comme la Côte d'Ivoire ou Haïti, ce sont donc les nappes et les eaux de surface qui comptent.
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Les rivières, un tout petit stock
Rivières : environ 2 120 km³
Atmosphère : environ 12 900 km³, six fois plus
Lacs d'eau douce : environ 91 000 km³
Voix off
Voici un résultat qui surprend souvent. Toutes les rivières du monde réunies ne contiennent, à un instant donné, qu'environ 2 120 kilomètres cubes d'eau. C'est six fois moins que la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère, estimée à 12 900 kilomètres cubes. Les lacs d'eau douce en contiennent environ 91 000. Pourtant, les rivières sont la source d'eau la plus utilisée par les villes et l'agriculture. Comment est-ce possible avec un si petit stock ? Parce que l'eau des rivières se renouvelle très vite. Tu le comprendras dans la leçon 1.4, avec la notion de temps de séjour.
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Des kilomètres cubes aux millimètres
1 km³ = 1 milliard de m³
1 mm d'eau sur 1 km² = 1 000 m³
Hauteur (mm) = volume (m³) / surface (m²) x 1 000
Voix off
Les grands chiffres en kilomètres cubes sont difficiles à imaginer. Les hydrologues préfèrent souvent parler en millimètres d'eau. Un kilomètre cube, c'est un milliard de mètres cubes. Et un millimètre d'eau étalé sur un kilomètre carré, cela fait mille mètres cubes. Prenons un bassin de 100 kilomètres carrés qui reçoit 1 800 millimètres de pluie dans l'année. Le volume tombé vaut 100 fois 1 800 fois 1 000, soit 180 millions de mètres cubes. Pour l'opération inverse, divise le volume en mètres cubes par la surface en mètres carrés, puis multiplie par mille.
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Des chiffres à prendre avec prudence
Ce sont des estimations, pas des mesures directes
Les pourcentages sont arrondis
Les eaux souterraines sont les plus incertaines
Voix off
Un bon hydrologue se demande toujours d'où vient un chiffre. Les volumes de ce tableau sont des estimations publiées en 1993. Personne n'a mesuré directement l'eau de toutes les nappes du monde. On l'a déduite de la géologie, de forages et de calculs. L'USGS précise d'ailleurs que les pourcentages sont arrondis et que leur somme ne fait pas exactement 100. D'autres équipes, avec d'autres méthodes, obtiennent des valeurs différentes, surtout pour les eaux souterraines. Retiens donc les ordres de grandeur plutôt que les décimales. Et quand tu cites un chiffre, cite aussi sa source et son année.
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À retenir
96,5 % de l'eau est dans les océans
L'eau douce est surtout dans les glaces et les nappes
1 mm sur 1 km² = 1 000 m³
Voix off
Fais ce calcul de tête : une pluie de 10 millimètres sur un bassin de 50 kilomètres carrés, combien de mètres cubes ? Dix fois cinquante fois mille, soit 500 000 mètres cubes. Ce réflexe, un millimètre sur un kilomètre carré égale mille mètres cubes, te servira jusqu'au projet final. Garde aussi les grands repères : environ 96,5 % de l'eau de la Terre est dans les océans, l'eau douce n'en fait qu'environ 2,5 %, surtout gelée ou souterraine, et les rivières forment un stock plus petit que l'eau de l'atmosphère. Ce sont des estimations arrondies, à citer avec leur source. La prochaine leçon passe des stocks aux flux : combien d'eau circule chaque année entre l'océan, l'atmosphère et les continents ?
À retenir
Les océans contiennent environ 96,5 % de l'eau de la Terre ; l'eau douce n'en représente qu'environ 2,5 %.
L'eau douce se trouve surtout dans les glaces (68,7 %) et dans les nappes souterraines (30,1 %).
Les rivières forment un stock minuscule : environ 2 120 km³, moins que la vapeur d'eau de l'atmosphère.
1 mm de pluie sur 1 km² représente 1 000 m³ d'eau.
Ces volumes sont des estimations arrondies, surtout pour les eaux souterraines.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant : il s'appuie sur des documents publics de l'OMM, de la FAO, de l'USGS et du gouvernement du Québec, sur les pluies estimées CHIRPS, les données du GRDC et des logiciels libres comme QGIS et LibreOffice, sans être affilié à aucun de ces organismes.