Accueil Formations Établissements Mon espace Services Galerie À propos Communauté Portfolio Contact Me contacter
Avertissement

Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.

Ce parcours forme à organiser et à piloter la prévention. Il ne remplace ni les textes en vigueur dans ton pays, ni l'avis d'un juriste, du service de santé au travail ou des services de secours, et les décisions qui engagent la sécurité d'un site restent celles de l'employeur et des personnes habilitées.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.0311 min

Faire l'état des lieux d'un site

Parcours 14 : Management QHSE : qualité, sécurité et environnement au travail · Avancé

Objectif de la leçon

Mener un diagnostic initial qui couvre les pratiques réelles, les exigences des clients et les obligations légales, et le résumer dans une grille d'écarts.

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Objectif de la leçon

  • Ce qu'un état des lieux doit couvrir
  • Comment observer et interroger
  • Comment noter les écarts
  • Ce qu'on remet à la direction
Voix off

Avant de construire quoi que ce soit, il faut savoir d'où l'on part. C'est le rôle de l'état des lieux, qu'on appelle aussi diagnostic initial ou analyse d'écarts. Le directeur général de Tiama Boissons a confié cette mission à Aïcha Koné, la responsable qualité d'Abidjan, devenue responsable QHSE du groupe. Elle a trois semaines pour visiter les trois sites et dire à la direction ce qui fonctionne, ce qui manque et ce qui est urgent. Dans cette leçon, tu vas suivre sa méthode. Tu pourras l'appliquer telle quelle dans le lab, sur un site que tu connais.

Diapositive 2 sur 8

Commencer par le terrain

  • Une visite complète, de l'entrée des matières à la sortie des produits
  • Les zones oubliées : stockage, déchets, sanitaires, chaufferie
  • Les horaires décalés : nuit, week-end, maintenance
  • Des photos datées, avec accord
Voix off

Aïcha commence par marcher. Elle suit le chemin des fruits depuis le quai de réception jusqu'au camion qui charge les palettes. Puis elle visite les zones qu'on montre rarement aux visiteurs : le local des produits de nettoyage, l'aire des déchets, la chaufferie, les sanitaires, la station de prétraitement des eaux usées. Elle revient aussi un soir, pendant le nettoyage des lignes, parce que beaucoup d'accidents et de rejets ont lieu à ces moments-là. Elle prend des photos datées, en demandant l'accord des personnes. Une heure sur le terrain en apprend plus qu'une journée à lire des procédures.

Diapositive 3 sur 8

Interroger sans juger

  • Des questions ouvertes : comment fais-tu quand… ?
  • Opérateurs, chefs d'équipe, maintenance, intérimaires
  • Écouter les contournements et les astuces
  • Ne jamais chercher un coupable
Voix off

Ensuite, Aïcha parle avec les gens, et pas seulement avec les chefs. Elle interroge des opérateurs de ligne, un mécanicien, un cariste intérimaire, la personne qui fait le ménage des bureaux. Elle pose des questions ouvertes : comment fais-tu quand la machine se bloque ? Que fais-tu des bidons vides ? Qui préviens-tu si tu te blesses ? Les réponses révèlent les contournements : le capot de protection qu'on soulève pour aller plus vite, le bidon de soude rincé au-dessus de la rigole. Elle ne note aucun nom à côté de ces pratiques. Si les gens sentent qu'on cherche un coupable, ils ne diront plus rien.

Diapositive 4 sur 8

Lire les traces existantes

  • Registres d'accidents et de soins
  • Réclamations clients et non-conformités
  • Rapports d'inspection, autorisations, factures d'eau et d'énergie
  • Plaintes des riverains
Voix off

Troisième source : les documents qui existent déjà, même dispersés. À Abidjan, Aïcha trouve le registre de l'infirmerie, les réclamations des clients, les rapports des audits qualité passés, l'autorisation d'exploiter et les factures d'eau et d'électricité. À Bamako, il n'y a presque rien d'écrit, mais le chef de dépôt garde un cahier où il note les accrochages de camions. À Lyon, le document unique est à jour. Ces traces permettent de vérifier ce que disent les gens. Si tout le monde affirme qu'il n'y a jamais d'accident, alors que l'infirmerie a soigné vingt coupures en six mois, tu tiens un sujet important.

Diapositive 5 sur 8

Lister les exigences avant de juger

  • Ce que demandent les clients : cahiers des charges, audits
  • Ce qu'impose la loi : travail, environnement, hygiène
  • Ce que l'entreprise s'est engagée à faire
  • Sans cette liste, pas d'écart mesurable
Voix off

Un écart, c'est la différence entre ce qui est exigé et ce qui est fait. Il faut donc d'abord savoir ce qui est exigé. Aïcha dresse trois listes. Les exigences des clients : un distributeur de Dakar impose par exemple un audit annuel et la traçabilité de chaque lot. Les obligations légales de chaque pays : code du travail, code de l'environnement, règles d'hygiène alimentaire. Et les engagements volontaires de l'entreprise : une charte signée avec un client, un objectif de réduction du plastique. Cette première liste sera imparfaite. Peu importe : le registre de veille du module 2 la complétera.

Diapositive 6 sur 8

La grille d'écarts

  • Un thème par ligne : direction, risques, produits, déchets, urgences…
  • Ce qui existe, ce qui manque, les preuves vues
  • Une cotation simple de l'écart et du risque
  • Les points forts aussi
Voix off

Pour rendre son diagnostic lisible, Aïcha utilise une grille. Chaque ligne est un thème : engagement de la direction, évaluation des risques, produits chimiques, déchets, eaux usées, urgences, formation, maîtrise des documents, traitement des incidents, satisfaction des clients. Pour chacun, elle note ce qui existe, ce qui manque et les preuves vues sur place. Elle ajoute deux cotations de 1 à 3 : l'importance de l'écart et le niveau de risque qu'il fait courir. Elle n'oublie pas les points forts, comme la traçabilité des lots à Abidjan. Une grille qui ne parle que des manques démotive les équipes.

Diapositive 7 sur 8

Ce qu'on remet à la direction

  • Une synthèse d'une page par site
  • Les cinq écarts les plus graves, avec preuves
  • Ce qui peut être réutilisé
  • Une estimation des moyens nécessaires
Voix off

La direction ne lira pas cinquante pages. Aïcha remet une synthèse d'une page par site, puis une page commune. Elle y met les cinq écarts les plus graves, chacun avec sa preuve : à Bamako, la cuve de gazole sans rétention, posée sur un sol en terre. Elle signale ce qui peut servir de base au système commun, comme la gestion des documents qualité d'Abidjan ou le document unique de Lyon. Enfin, elle estime les moyens : temps des équipes, formations, petits travaux, budget d'éventuels audits. C'est ce document qui permettra à la direction de décider du périmètre et du calendrier.

Diapositive 8 sur 8

À retenir

  • Terrain, entretiens, documents : on croise les trois
  • Les exigences d'abord, les écarts ensuite
  • Une grille simple avec des preuves
  • Une synthèse courte pour décider
Voix off

Un bon état des lieux repose sur trois sources croisées : ce que tu vois, ce qu'on te dit et ce que montrent les documents. Il part des exigences, celles des clients, de la loi et de l'entreprise, pour mesurer de vrais écarts. Il se résume dans une grille simple, où chaque affirmation s'appuie sur une preuve. Et il se termine par une synthèse courte, qui aide la direction à décider. Dans le lab de ce module, tu feras le même exercice sur un site que tu connais. Dans la prochaine leçon, on verra comment fixer le périmètre du système et lancer le projet.

À retenir

  • Un état des lieux commence sur le terrain, pas dans les bureaux.
  • On croise trois sources : ce qu'on observe, ce que disent les gens, ce que montrent les documents.
  • On liste les exigences des clients et les obligations légales avant de juger les pratiques.
  • La grille d'écarts note, pour chaque thème, ce qui existe, ce qui manque, la preuve et le niveau de risque.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 250 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

Indépendance. Ce parcours est indépendant de l'Organisation internationale de normalisation (ISO), des organismes nationaux de normalisation et des organismes de certification et d'accréditation : il explique avec ses propres mots la logique des normes ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001, sans en reproduire le texte, et le Certificat Elprofessor n'est pas une certification ISO.