Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.
Ce parcours présente des principes communs et des exemples tirés des textes de plusieurs pays, à jour en octobre 2026. Il ne remplace ni la lecture des textes en vigueur dans ton pays, ni l'avis d'un juriste sur un dossier foncier, ni l'étude d'un ingénieur pour dimensionner un ouvrage de drainage ou organiser la sécurité incendie d'un marché. Les largeurs et dimensions données en exemple sont fictives et ne sont pas des normes à appliquer telles quelles.
Réaliser les cartes des usages du sol, des densités, de la desserte en équipements et des risques, en croisant les couches.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Choisir la question de chaque carte
Cartographier usages et densités
Mesurer l'accès aux équipements
Croiser les risques et le bâti
Voix off
Le maire te demande combien de familles vivent à plus de vingt minutes à pied d'une école, et combien habitent en zone inondable. Tu as les couches pour lui répondre : tes relevés de terrain, les données d'OpenStreetMap, peut-être un vieux plan calé. Chaque carte du diagnostic part d'une question de ce genre. On verra comment représenter des usages et des quantités, mesurer l'accès aux équipements, et croiser les couches pour compter les personnes exposées. Ce sont ces cartes qui convaincront un maire ou un bailleur, à condition qu'elles soient justes et faciles à lire.
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Une carte, une question
Où sont les usages du sol ?
Où vit-on serré ?
Qui est loin des équipements ?
Qui est exposé aux risques ?
Voix off
La première erreur, c'est de vouloir tout mettre sur une seule carte. On obtient un fouillis que personne ne lit. Pars d'une question, et une seule. Où sont les différents usages du sol ? Où vit-on le plus serré ? Quels îlots sont loin d'une école ou d'un centre de santé ? Quelles maisons sont exposées aux inondations ? Chaque question donne une carte, avec une idée principale qu'on comprend en dix secondes. Pour un diagnostic de quartier, quatre ou cinq cartes suffisent. Tu peux ensuite en faire une synthèse, qui reprend les enjeux du module 1.
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La carte des usages du sol
Symbologie catégorisée sur le champ « usage »
Des couleurs proches des conventions habituelles
La surface de chaque catégorie en hectares
Voix off
Pour la carte des usages, ouvre les propriétés de ta couche d'îlots ou de parcelles, et choisis une symbologie catégorisée sur le champ usage. QGIS attribue une couleur par catégorie. Reprends des couleurs proches des conventions habituelles : des jaunes pour l'habitat, des rouges pour le commerce et les activités, du bleu pour les équipements, du vert pour les espaces verts et l'agriculture. Calcule ensuite la surface de chaque catégorie avec l'outil de statistiques par catégorie. Un tableau simple sous la carte, en hectares et en pourcentage, renforce beaucoup le message.
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Les densités par îlot
Compter les bâtiments dans chaque îlot
Estimer les habitants, diviser par les hectares
Symbologie graduée en quatre ou cinq classes
Voix off
Pour cartographier les densités, utilise l'outil qui compte les points dans des polygones : il compte les bâtiments de chaque îlot. Dans la calculatrice de champs, multiplie ce nombre par tes ratios du module 1, ménages par bâtiment et personnes par ménage, puis divise par la surface de l'îlot en hectares. Tu obtiens une densité estimée. Représente-la avec une symbologie graduée, en quatre ou cinq classes, du clair au foncé. Rappelle dans la légende que ce sont des estimations. Cette carte montre souvent des îlots très denses, en bord de marché ou près d'une gare routière, qui manquent d'espaces libres.
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Mesurer l'accès aux équipements
Zone tampon : un cercle à vol d'oiseau
Zone de service : la distance par les rues
Quinze minutes de marche, environ un kilomètre
Voix off
Pour savoir qui est loin d'une école, deux méthodes existent. La zone tampon trace un cercle autour de chaque école, par exemple d'un kilomètre, ce qui correspond à peu près à quinze minutes de marche. C'est rapide, mais le cercle ignore les rivières sans pont, les voies ferrées et les murs d'enceinte. La zone de service, dans les outils d'analyse de réseau de QGIS, calcule la distance réelle en suivant les rues. Elle demande un réseau de rues complet, mais elle est bien plus juste. Croise ensuite la zone obtenue avec tes îlots habités pour compter les habitants mal desservis.
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La carte des risques
Zones inondées relevées et témoignages
Pentes fortes, ravines, trait de côte
Un relief à l'échelle mondiale, à utiliser avec prudence
Voix off
La carte des risques rassemble plusieurs sources. Tes points de terrain où l'eau est montée, les zones dessinées avec les habitants, les ravines relevées pendant les transects. Si tu disposes d'un modèle numérique de terrain, tu peux calculer les pentes et repérer les bas-fonds. Il existe des modèles gratuits couvrant toute la planète, mais leurs pixels mesurent souvent une trentaine de mètres : trop grossiers pour voir un caniveau, suffisants pour comprendre où l'eau converge. À Kinshasa ou à Port-au-Prince, la carte des pentes explique beaucoup de choses. Indique toujours la source et la précision de chaque couche.
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Croiser les couches
Bâtiments situés dans une zone inondée
Habitants exposés, écoles exposées
Garder la trace de chaque traitement
Voix off
La force du SIG, c'est le croisement. Sélectionne les bâtiments qui intersectent la zone inondée : tu obtiens leur nombre, et donc une estimation des habitants exposés. Fais la même chose pour les écoles et les centres de santé : un équipement inondé chaque année est une priorité. Tu peux aussi croiser la carte des densités avec celle de la desserte en eau. Garde une trace écrite de chaque traitement, dans un petit fichier texte : quel outil, quelles couches, quels paramètres. Le jour où quelqu'un conteste tes chiffres, tu pourras refaire le calcul devant lui.
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À retenir
Une question par carte
Catégorisé pour les usages, gradué pour les quantités
Zone de service plutôt que simple cercle
Des croisements tracés et refaisables
Voix off
Le maire te redemande combien de familles vivent loin d'une école : voici comment tu lui réponds. Tu fais une carte qui répond à cette seule question. Tu utilises une symbologie catégorisée pour montrer des usages et une symbologie graduée pour montrer des quantités, comme les densités. Pour l'accès à l'école, tu préfères la zone de service, qui suit les rues, au simple cercle tracé à vol d'oiseau. Tu croises les couches pour compter les personnes concernées, ou exposées à un risque, et tu notes chaque traitement pour pouvoir le refaire. Il reste à mettre ces cartes en page et à repérer celles qui trompent.
À retenir
Une carte de diagnostic répond à une question précise et porte une seule idée principale.
La symbologie catégorisée montre des usages, la symbologie graduée montre des quantités.
Une zone tampon mesure à vol d'oiseau ; une zone de service suit les rues réelles.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. QGIS, OpenStreetMap, QuickOSM et le Global Street Design Guide sont cités comme outils et ressources ; le parcours est indépendant et n'est affilié ni au projet QGIS, ni à la Fondation OpenStreetMap, ni à la Global Designing Cities Initiative.