Ce parcours t'apprend à lire et à réaliser des plans. Il ne qualifie pas pour dimensionner une pièce, un assemblage vissé ou une soudure, ni pour intervenir sur une machine ou un circuit sous pression : ces décisions relèvent du bureau d'études, des normes en vigueur dans ton pays et des procédures de ton site. Les valeurs citées dans les leçons sont des exemples à vérifier dans les tableaux et les catalogues des fabricants.
Comprendre comment on obtient les vues d'une pièce, puis choisir la vue de face et le nombre de vues nécessaires.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Comprendre le principe des vues
Nommer les six vues possibles
Choisir la vue de face et le nombre de vues
Voix off
Une pièce existe en trois dimensions, mais une feuille n'en a que deux. Comment représenter un support, une bride ou un arbre sans perdre d'information ? La réponse du dessin technique s'appelle la projection orthogonale. On regarde la pièce de plusieurs côtés, toujours bien en face, et on dessine ce qu'on voit depuis chacun. Chaque dessin obtenu s'appelle une vue. En combinant deux ou trois vues, le lecteur reconstruit la pièce dans sa tête. Dans cette leçon, tu vas comprendre ce principe, nommer les vues et apprendre à choisir celles qu'il faut dessiner.
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Regarder bien en face
L'œil regarde perpendiculairement à une face
Les rayons de projection sont parallèles
Une face parallèle à la feuille garde sa vraie grandeur
Une face inclinée apparaît raccourcie
Voix off
Imagine que tu regardes la pièce de très loin, avec des rayons de vision tous parallèles entre eux et perpendiculaires à la feuille. C'est la projection orthogonale. Il n'y a aucun effet de perspective : un trou du fond n'est pas plus petit qu'un trou de devant. Une face parallèle à la feuille apparaît en vraie grandeur, avec ses vraies dimensions. Une face inclinée, elle, apparaît raccourcie : la face en pente d'un support de pompe semblera plus courte qu'elle ne l'est. C'est pour cela qu'il faut souvent plusieurs vues pour connaître toutes les dimensions.
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Les six vues
Vue de face, vue de dessus, vue de dessous
Vue de gauche, vue de droite
Vue arrière
En pratique : deux ou trois suffisent souvent
Voix off
Une pièce peut être regardée de six directions : de face, de dessus, de dessous, de gauche, de droite et de l'arrière. On obtient ainsi six vues, comme si la pièce était posée au centre d'un cube dont on dessinerait chaque face. Dans la pratique, on n'en dessine presque jamais six. Une pièce cylindrique, comme une goupille ou un axe, se définit souvent avec une seule vue et le symbole du diamètre. Une pièce prismatique, comme un support, en demande en général deux ou trois. La règle reste la même : le minimum de vues, sans aucun doute possible.
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Choisir la vue de face
La vue qui montre le mieux la forme
Le moins d'arêtes cachées possible
Souvent la position de fonctionnement ou d'usinage
Les autres vues se placent autour d'elle
Voix off
La vue de face n'est pas forcément l'avant de la pièce dans la machine. C'est la vue la plus parlante, celle qui montre le mieux sa forme caractéristique. Pour une équerre, c'est la vue qui montre le L. Pour une poulie, c'est souvent la vue en coupe qui montre le profil de la gorge. Choisis aussi une vue qui donne le moins d'arêtes cachées. Quand c'est possible, dessine la pièce dans sa position de fonctionnement, ou dans la position où elle sera usinée. Les autres vues se placent ensuite autour de la vue de face, selon des règles précises.
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Combien de vues ?
Une vue : pièce plate ou de révolution
Deux vues : formes simples
Trois vues : formes plus complexes
Une vue de plus vaut mieux qu'un doute
Voix off
Pour décider du nombre de vues, pose-toi une question : une personne qui ne connaît pas la pièce peut-elle la fabriquer sans hésiter ? Une plaque découpée dans une tôle se définit avec une vue et une note d'épaisseur. Un axe, avec une vue et des diamètres. Mais deux vues peuvent parfois correspondre à plusieurs pièces différentes : une vue de face carrée et une vue de dessus carrée peuvent appartenir à un cube, à un cylindre couché ou à un coin. Dans ce cas, la troisième vue lève le doute. Une vue de plus vaut toujours mieux qu'une pièce ratée.
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Un exemple : le support en équerre
Vue de face : le profil en L
Vue de dessus : la semelle et ses trous de fixation
Vue de côté : le montant et son grand trou
Trois vues pour tout lire
Voix off
Prends un support en équerre fictif, qui sert à fixer un petit moteur dans un atelier de Montréal. La vue de face montre le profil en L : la semelle horizontale et le montant vertical, avec leurs épaisseurs. La vue de dessus montre la surface de la semelle et ses deux trous de fixation au sol. La vue de côté montre la face du montant et le grand trou qui reçoit l'axe du moteur. Chaque vue apporte une information que les autres n'ont pas. Avec les trois, le fraiseur connaît toutes les formes. Tu dessineras ce support dans le lab.
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À retenir
Projection orthogonale : on regarde bien en face
La vue de face est la plus parlante
Le minimum de vues, sans aucun doute
Voix off
Retiens que chaque vue est obtenue en regardant la pièce perpendiculairement à une face, sans effet de perspective. La vue de face est la plus parlante, pas forcément l'avant de la pièce. Et tu dessines le minimum de vues qui définit la pièce sans doute possible, en ajoutant une vue dès qu'une hésitation existe. Dans la prochaine leçon, tu vas voir que la place des vues autour de la vue de face dépend de la méthode de projection. Il en existe deux principales, et les confondre peut faire usiner une pièce à l'envers.
À retenir
Chaque vue est obtenue en regardant la pièce perpendiculairement à une de ses faces, sans effet de perspective.
La vue de face est la plus parlante : elle montre le mieux la forme caractéristique de la pièce.
On dessine le minimum de vues qui définit la pièce sans laisser de doute.
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